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Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
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Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
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Localisation : Italie
Date du message : 06/10/2010
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 Venise : Suite de la découverte... au fil de l'eau

Le lendemain, nous avons décidé de nous diriger de la gare vers le marché, qui se trouve du côté du Rialto, en longeant autant que possible le Grand Canal. Ce n'est pas toujours aisé, puisque nombre de palais ont "pignon sur canal", on est donc obligé de les contourner par l'arrière. Ce n'est pas mal non plus, ça rajoute juste des kilomètres dans les jambes et ainsi on voit aussi l'envers du décor. Nous avons vu de très belles choses, des jardins intérieurs, des palais, dont l'un abandonné, à la façade décorée de masques inquiétants et un autre presque son voisin, restauré dans le plus grand style avec des verrières au dessus de la cour intérieure et devenu musée d'art moderne. Une jolie balade, avec en point d'orgue, l'arrivée à la "Pescheria", le marché au poisson, une place couverte entourée de colonnes sculptées des symboles de la mer (poissons, hippocampes, bateaux...) avec des longs stores rouges baissés entre les colonnes. Des ordonnances sculptées dans la pierre rappelle les règles de la vente des poissons avec le calibre minimum pour chaque espèce en dessous de laquelle il ne peut être vendu.

Tout à côté se trouve le marché aux légumes avec une abondance de petits piments et de champignons de toutes sortes. Un peu plus loin, en se dirigeant vers le Rialto, les lieux changent, on se retrouve juste à la lisière entre le marché quotidien des vénitiens, et celui des marchands de souvenirs qui occupent d'anciennes vieilles boutiques le long de deux allées couvertes aux magnifiques plafonds peints de motifs géométriques ou de scènes de commerce (plus rarement). J'ai d'ailleurs pris ces plafonds de nuit pour ne pas que le contraste avec les boutiques actuelles (fort décaties soit dit en passant) soit trop détonnant, pour que l'on essaie plutôt d'imaginer l'ancien marché.

Nous avons pris un mini déjeuner juste à cette lisière car là quelques bars à vins "oenotheca"très typiques (nous en avons vus plusieurs de très sympas au long de nos promenades) servent en fin de matinée du vin au verre et des sandwichs ou des toasts garnis de mélanges savants entre un fromage et une jambon, ou même un fromage et un poisson (souvent de la morue), les noms m'échappent, mais c'est simplement délicieux. C'est servi à la façon des tapas espagnoles (les espagnols aiment d'ailleurs, nous en avons vu) dans une petite assiette très classe et on mange debout dans la rue, et on rapporte l'assiette vide. On a plutôt mangé que bu, pour pouvoir terminer la journée, qui était loin de l'être, d'autant qu'il a fallu faire un tour à la pâtisserie de l'autre côté du pont du Rialto, pour ceux (celui en l'occurence) à qui il faut absolument une petite touche sucrée pour sublimer même un mini repas.     

Et face au marché, j'ai enfin pu voir la Ca d'Oro, juste en face sur l'autre rive. D'accord, elle n'est pas dorée (d'aucuns disent qu'elle ne l'a jamais été que par les richesses qu'elle contenait), mais elle est magnifique quand même, un déchaînement de ciselures, superbe. Elle a été transformée en musée, comme beaucoup de bâtiments et je tiens à préciser (si la photo ne permettait pas de le voir) que le visage sur la façade est l'affiche de l'expo en cours et non une prouesse de décorateur.

Après la pâtisserie, dans laquelle nous avons passé un certain temps, nous sommes allés cette fois, vers l'est, dans le quartier de Castello, qui est au sud-est de celui de Cannaregio, où nous étions hier.

Après quelques minutes de marche depuis Sta Maria dei Miracoli, nous avons débouché sur le campo di San Giovanni & San Paolo qui était juste à ce moment-là tout illuminé de soleil et le face à face avec l'imposante église, affectueusement surnommée San Zanipolo (contraction des deux noms), jouxtée à angle droit d'une scuola grande était intéressant. Cette église est la plus grande de Venise et est construite en briques rouges, elle n'a finalement pas été recouverte des plaques de marbre qui étaient prévues et est restée inachevée. Et la scuola qui la jouxte est désormais l'entrée de l'hôpital civil. Les scuole , littéralement écoles, collèges, étaient nombreuses à Venise, réunissaient une corporation de métiers ou une nationalité, et avaient là une vocation civile d'entraide, celles à vocation religieuse étaient appelées les collèges majeurs et cette scuola en fait partie. Sa façade est étincelante de blancheur et les lions en relief qui l'ornent, grandeur nature et comme en trompe l'oeil ont l'air vivant.

Les petites rues qui partent de la place sont très étroites et certaines aussi un peu délabrées, mais elles ont un certain charme ancien justement. C'est tout le paradoxe de Venise. Nous avons flâné ensuite le long des canaux, dans ce quartier très tranquille et qui permet de d'entrevoir encore un autre visage de Venise, en dehors des sentiers trop battus. On retrouvera quelque fois cette impression dans d'autres quartiers et c'est, ma foi, très agréable. Nous n'avons pas poussé plein est vers San Francisco de la Vigna, le temps manquant, mais avons repiqué plein sud en logeant le rio San Lorenzo, passant devant la jolie façade de la scuola dalmata dei Santi Giorgio & Trifone, autrement dit le collèges des dalmates ou "slavons", la Dalmatie étant une région historiquement très importante pour Venise stratégiquement pour asseoir sa suprématie sur la mer Adriatique. 

Nous avons suivi la rue courbe de San Antonin pour trouver le campo Brandiera & Moro, entrer dans la charmante église San Giovanni in Bragora, qui a vu baptiser Vivaldi, une figure locale très appréciée. Venise est très fière de ses vénitiens devenus célèbres, comme Casanova ou Goldoni entre autres, sans reparler de Marco Polo. Nous avons marché jusqu'à San Giorgio dei Greci, là aussi allusion au passé commerçant de Venise, et l'importance des liens avec la communauté grecque, alors que la Grêce n'est pas encore celle que nous connaissons unifiés, mais une multitude de petits territoires stratégiquement disputés entre les puissances méditerranéennes, conquis et reconquis, perdus et dévastés.

Nous nous rapprochions sensiblement de la place Saint Marc, le nombre de passants augmentant sensiblement au long des rues. Nous avons bifurqué vers San Zaccharia où la nouvelles église jouxte l'ancienne et où l'on peut visiter la crypte inondée et les anciennes chapelles de l'ancienne église, tout en ayant l'impression d'être dans la nouvelle car juste une porte les séparent.

Nous avons retrouvé le restaurant bondé qui nous avait intrigués, avons examiné le phénomène encore vide, étudié attentivement la carte, cherchant le défaut, mais sans le trouver, donc nous avons décidé d'y revenir pour dîner, en priant qu'il n'y ait pas de file d'attente. Ensuite, retour à la place Saint Marc, pour y voir la tombée de la nuit entre Campanile et Basilique et en faisant le tour de la place par l'extérieur, le long du quai face aux Giardini Reali, un jardin planté là coincé entre les hauts bâtiments de la place et le quai.

Et pour faire encore plus joli, un grand cinq mats est passé devant Saint Georges Le Majeur et a traversé la lagune jusqu'à disparaître après le chenal. Et nous avons attendu là le coucher du soleil (à nouveau?) avec quelques belles photos de nuit. 

Le restaurant nommé "Rivetta"a ensuite été rejoint et la longueur de la file d'attente était raisonnable, disons supportable. Il nous semble avoir compris ou peut-être imaginé qu'il s'agissait d'un repaire d'ancien gondoliers, car les serveurs étaient d'un âge certain, tous du cru, avec des voix tonitruantes. Naviguant très à l'aise dans la salle pourtant optimisé au maximum de tables et de chaises, ils auraient très bien pu manier la rame d'une gondole dans les petits canaux quelques années auparavant.  

Et là, j'ai pu manger la spécialité des sarde in saor, des sardines frites, marinées au vinaigre et aux oignons. Nous avons partagé un assortiment de légumes cuits fondants et ensuite, des filets de poissons de la lagune. Rien à redire de ce menu, pas donné, mais délicieux. Le pain en revanche était étonnamment moyen, comme de la grosse baguette bien molle, alors que jusqu'à présent, nous n'avions pas été déçus avec les différentes variétés que nous avions déjà goûtées. Comme quoi, tout arrive.   

  

 

 


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