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Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
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Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
Note: 4,3/5 - 11 vote(s).



Localisation : Italie
Date du message : 07/10/2010
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 Venise : Le palais des Doges

Ce jour est déjà l'avant-dernier, et nous avons prévu de visiter la Basilique et le Palais des Doges, car nous n'avons que très peu visité d'intérieurs, la richesse des extérieurs nous ayant complètement captivés. Vu le temps imparti, je pourrai tirer d'ailleurs une croix sur l'immense musée de la place Saint Marc. Bon, les églises sont déjà des musées et nous en avons vu pas mal, c'est vrai. 

Surprise en débarquant le matin sur la Place St Marc ! Elle est inondée !!! Partiellement par rapport à certaines photos que nous avons vues, mais quand même, c'est déjà impressionnant. Il fait un soleil radieux, il n'a pas plu depuis 4 jours et l'eau sort du sol, se glisse entre les jointures des dalles, comme si elle montait progressivement en profitant des différences de niveaux du sol. Visiblement, c'est carrément sur la place et tout le côté de la Basilique qui est dans l'eau et les foules de touristes ont commencé à emprunter les chemins rehaussés qui ont été mis en place, ce qui crée immanquablement des lenteurs puis des bouchons. Certains ont carrément décidé d'enlever leur chaussures et de mettre les pieds dans l'eau, mais ils avancent tout de même précautionneusement, comme si le sol allait se dérober sous leurs pas. Nous décidons de décaler, voire d'ajourner notre visite à la Basilique, comme quoi les programmes sont faits pour ne pas être tenus, et nous tentons le Palais des Doges qui, alors qu'il est placé juste à côté de l'eau, est, lui, à pied sec. A croire que la Place St Marc est en fait une cuvette.      

Je tenais à visiter le palais des Doges pour l'atmosphère historique que je comptais bien retrouver. Tous les livres sur l'histoire de Venise tourne autour de ce palais hautement symbolique de la République Sérénissime, à la fois demeure privée, organe politique et judiciaire. Autant de fonctions réunies dans une seul bâtiment explique la complexité de Venise, les arcanes de sa politique intérieure et extérieure. Tout est là, pourrait-on dire ! Et je n'ai pas été déçue par ce labyrinthe d'étages et de pièces, minuscules ou immenses.

Le département de la justice était organisé à la verticale, sur trois étages avec en plus directement les prisons anciennes sous les toits "les plombs" et à la cave "les puits". Des prisons nouvelles, ont été installées dans le bâtiment voisin relié au palais par le trop fameux pont des Soupirs empaqueté sous les échafaudages au moins jusqu'à début 2012.

Le département politique comportait plusieurs salles de scrutins, suivant l'importance des assemblées et des élections qui s'y déroulaient. Une immense frise fait le tour de la plus grande des salles avec le portrait de tous les doges de 804 à 1554. Toutes les salles sont magnifiquement décorées de peintures allégoriques célébrant la puissance de Venise, les plafonds sont tous soit peints, soit charpentés. L'ensemble est vraiment grandiose.

On ressort au bout de trois heures, abasourdi devant tant de magnificence. On a en plus bénéficié des meilleures conditions puisqu'il faisait beau dehors et que c'était l'heure de midi, donc nous avons eu bien moins de monde que par un après-midi pluvieux.  

Puisqu'il est encore tôt, et que la Basilique est pour demain, nous attaquons le quartier du Dorsoduro qui s'étire au sud de Venise, comme une étroite bande de terre entre le Grand Canal et la lagune, et qui se termine en pointe lorsque le Grand Canal rejoint la lagune. La partie est de ce quartier, entre le musée de l'Académie et la pointe où se tient la douane de mer est toute en galeries et boutiques d'art. Leur nombre est impressionnant et on dirait qu'ici chaque habitant est un artiste. C'est un peu artificiel en fait et même si ce quartier est tout à fait charmant, il n'est pas aussi authentique que d'autres moins cossus et moins apprêtés. Un peu à l'écart de ces quelques rues, la grande église Santa Maria della Salute, qui est très belle de loin, et que nous n'avons cessé de voir ces derniers jours, est décevante de près, comme un beau gâteau blanc qui serait devenu gris à force d'être resté à température ambiante. Nous avons une belle vue depuis la pointe alors que nous sommes au ras de l'eau sur l'ile de la Giudecca qui est en face, à côté de St Georges le Majeur.

Revenant vers l'Accademia, nous reprenons les quais des Zattere, d'où j'avais admiré le coucher du soleil, quelques soirs auparavant. La promenade est vraiment très agréable, et nous sommes rentrés à nouveau à l'intérieur des ruelles, un peu avec regret. Mais cela en valait la peine, car longeant le rio San Trovaso et son atelier de réparation de gondoles, nous sommes tombés en face de l'église de San Trovaso, sur une petite boutique qui ne payait pas de mine, qui vendait de tout et qui vendait aussi des glaces. Par plaisanterie d'abord et parce que nous avions fait la fine bouche devant un glacier des Zattere, dont la mine peu avenante nous avait fait fuir, nous sommes entrés pour tester l'authenticité de l'endroit et sommes ressortis avec deux boules chocolat chocolat (ben oui quoi?) qu'il a fallu manger assez rapidement et avec moultes contorsions du poignet pour éviter que les énormes boules en équilibre précaire et très vite réchauffées ne dégringolent. Nous nous sommes jurés que quelque soit le programme du lendemain, nous reviendrions ici même avant notre départ, et ce au détriment de la pâtisserie, c'est tout dire !

Le temps de repartir et le soleil se couche sur le pont de l'Académie, ensuite une dernière vision de nos gondoles de la Piazzetta de nuit, et pour notre dernier dîner, une valeur sûre, la trattoria de père en fils à Santa Fosca, où tout était parfait. Ce soir, il fait un froid pénétrant tout à coup et même jusque dans la trattoria, qui est un peu la maison des courants d'air. Ce gros inconvénient mis à part, la nourriture est toujours aussi bonne. Carpaccio de boeuf, roquette et parmesan, très classique, mais très fin. Et une bonne assiette de spaghettis ail aubergines, très classique aussi pour se réchauffer, et enfin le strudel au pommes et confiture juste pour le plaisir. 

 


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