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Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
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Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
Note: 4,3/5 - 11 vote(s).



Localisation : Singapour
Date du message : 23/03/2009
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 Singapour

Cette semaine à Singapour était juste l'occasion de faire une "petite pause" en ville entre deux "grands" voyages, en l'occurrence, le Laos et le Yunnan. Or, la destination s'est révélée bien plus riche que je ne l'estimais au départ, dévoilant des facettes des plus variées et toute une palette de belles découvertes.

La ville de Singapour est un savant mélange d’ancien et de moderne, une mixture incroyable d’occidental et d’oriental. Tout cela s’entremêle si savamment que l’on obtient une ville très agréable à vivre malgré les règles draconiennes imposées à ses différentes communautés, car plusieurs nationalités (chinois, malais, indiens…) y coexistent dans une apparente harmonie. La propreté, un certain art de vivre, des traditions entretenues, une résolution très moderniste, tout cela réuni fait un cocktail très réussi.

D’aucuns (esprits chagrins) la trouveront un rien aseptisé, par rapport à une Bangkok « plus authentique », mais il faut lui reconnaitre une fière allure et une réelle aptitude à être une métropole rayonnante.

Apparemment, la ville de Singapour ne représente pas forcément  l’image de l’ensemble de son territoire, mais nous avons surtout arpenté le centre-ville et je ne voudrais pas faire une généralité de ce que je n’ai pas vu.

L’emblématique statue du Merlion, une créature mythique mi lion-mi poisson qui est le symbole de la ville, fait face à une promenade maritime et une marina ultra moderne, endroit très festif, où il est très sympa de se balader un peu le soir venu. 

La ville a été fondée par Sir Raffles, Thomas Stamford Raffles (1781-1826), dont la mémoire est dignement honorée un peu partout et un magnifique musée qui lui est dédié, retrace sa vie en parallèle de celle de la ville. Et le palace, le Raffles Hôtel, qui mérite le détour, même s’il a été entièrement rénové, célèbre également sa mémoire.    

Ce Sir Raffles  a d’ailleurs une vie assez originale pour l’époque et des conditions de vie complètement improbables également, qui méritent quelques lignes. Pour commencer, il nait en mer, ce qui n’est pas courant, au large de Port Morant en Jamaïque, de parents anglais. Son père était capitaine de vaisseau et on n’en sait pas plus sur son enfance. A 14 ans, il est employé à la compagnie britannique des Indes Orientales et en 1805, il est envoyé à Penang en Malaisie. En 1815, il est gouverneur de Java. Il est rappelé en Angleterre, y fonde la société zoologique de Londres, en est le premier président, il fait partie du comité qui fonde le zoo de Londres. Il est anobli en 1817.  Il retourne en Asie du Sud-Est, signe un traité avec le sultan de Johor (il lui achète des terrains) pour fonder le 29 janvier 1819 dans l’île de Tomasek (Tumasik), à l’extrémité de la péninsule malaise un poste de commerce qui deviendra Singapour. Il déclare officiellement la fondation de la ville le 06 février de la même année. La ville se développe rapidement dès ses premières années. Sir Raffles a vécu ses tribulations en Asie du Sud-Est avec femmes (il en a eu deux) et enfants (dont beaucoup sont morts en bas âge). Il est décédé à Londres à 45 ans, d’un accident vasculaire cérébral.  

Singapour fait partie de l’empire britannique jusqu’en 1963, puis de la confédération malaise de 1963 à 1965 et elle est indépendante depuis le 9 août 1965.

J’ai l’air de faire un cours d’histoire, mais ces éléments me paraissent importants pour bien comprendre le fonctionnement de la ville actuelle et c’est vraiment sur son passé que repose solidement cette société mosaïque actuelle.

On nous a parlé, dans les cours de géographie au lycée (enfin surtout les gens de ma génération), de l’ascension économique fulgurante des quatre tigres asiatiques, dont Singapour fait partie et ce voyage a vraiment été une illustration parlante de ce qui m‘était resté de ces cours (bon en plus de l’histoire, j’adorais la géographie…)

Le centre-ville (centre d’affaires, ancien centre historique, centre culturel) est vraiment regroupé autour de l’embouchure de la rivière Singapour, et à quelque distance à pied, se trouve Orchard Road, le quartier des boutiques (grands magasins, marques occidentales) et le quartier chinois, qui a été comme « refait à neuf », dixit mon compagnon de voyage qui a connu le quartier 15 ans auparavant. Comme tout le reste du centre, il est très propre, et surtout,  on y mange très très bien, et apparemment c’est une chose qui n’a pas changé. J’ai failli goûter les fameux nids d’hirondelles, mais je n’ai pas osé sauter le pas, mon compagnon ayant su être très dissuasif. Petit regret, j’aurasi du quand même tenter l’expérience moi-même, même si, parait-il, il n’y a qu’un chinois qui peut aimer ça.   

Comme l’épicentre ville est très cher, nous n’y logions pas, mais la ballade en bus de notre hôtel au centre-ville était finalement un petit plus de découverte que nous n’avons pas regroupé. L’hôtel, le Park Royal, décoré à la chinoise avec force dragon de pierre et couleurs éclatantes aux murs, était un pied à terre fonctionnel et sans reproche, à part un réel manque de charme. Les petits déjeuners étaient pantagruéliques, mais après avoir mangé chaque matin des nouilles sautées  aux crevettes ou du riz accommodé de viandes et légumes en sauce, lait de coco et cacahuètes, pendant les cinq premiers jours, j’ai dû déclarer forfait, arrêter totalement les féculents et finir au muesli et aux salades de fruits les derniers jours, pour renouer avec des fibres plus légères .

 

 


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