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Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
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Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
Note: 4,3/5 - 11 vote(s).



Localisation : Islande
Date du message : 01/02/2016
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 Reykjavik, la Baie des Fumées

Premières images d’Islande, de Reykjavik, et un petit tour sur le « Cercle d’Or », pour s’habituer à la conduite sur glace mêlée de neige et aux panneaux indicateurs islandais, avant de se lancer dans le grand tour complet de l’île tout le long de la route circulaire n°1.

Il a neigé quelques jours avant notre arrivée et même en ville, l’épaisseur du manteau blanc est conséquente. Nous n’en avions pas prévu autant, il faut bien l’avouer et il va falloir faire avec.

Reykjavik est la capitale la plus septentrionale du monde et a été nommée "Baie des Fumées" par le premier Islandais Ingolfur Arnarson (un fugitif norvégien), à cause des colonnes de vapeur produites par les sources chaudes.

 

Le charmant petit centre-ville se situe autour de la cathédrale et sur plusieurs rues semi piétonnes en damier qui descendent jusqu’au vieux port. Les petites maisons en bois colorées sont charmantes. Malgré le froid, les rues de Reykjavik sont toujours animées, et les cafés chaleureux sont toujours pleins aussi. Les magasins d’artisanat, vendant en particulier le fameux pull islandais et tous les produits dérivés de la laine de mouton, sont aussi très nombreux dans le centre.

Très vite autour du centre-ville, la périphérie est toute proche, avec des zones commerciales ou des sièges sociaux, des grossistes, des concessionnaires et ensuite, les zones résidentielles se trouvent au-delà tout autour. Et encore un peu plus loin, sur la route de l’aéroport, encore d’autres zones commerciales, avec des bâtiments allongés, uniformément gris, faisant ressembler Reykjavik à un immense entrepôt.

Les hôtels sont plutôt situés en plein centre ou en proche périphérie, les deux points de repères étant le centre de bus de Hlemmur, qui justement marque la limite entre les deux, coupant en deux la longue rue Laugavegur, et l'hôtel Hilton Nordica en légère périphérie mais dans le prolongement de Laugavegur. Beaucoup d'hôtels sont situés dans ce périmètre, permettent de rejoindre le centre à pied ou en bus et sont donc un peu (mais à peine) moins chers que ceux situés en plein centre.

Le système de Fly Bus depuis l'aéroport est intéressant si on ne veut pas de louer de voiture tout de suite, car il dépose et récupère les gens dans la plupart des différents hôtels. 

 

Le loueur de voiture se trouvant aussi dans l'immense zone périphérique, il vient également nous chercher à l'hôtel, pour nous emmener récupérer la voiture et non l'inverse (ce qui est assez surprenant comme système, mais pratique, cela leur évite d'avoir plusieurs bureaux et un parking en centre ville). Du coup, aussitôt la voiture en main, il faut repérer la route, la direction à prendre, les bifurcations des bretelles d'autoroute.

Après avoir un peu hésité sur les premiers sites à visiter, nous avons opté pour le, certes classique, « Cercle d’Or », mais parfait pour une première approche. En démarrant un peu tardivement à cause de la récupération de la voiture, nous avons dû faire quelques impasses, dans cette région très intéressante, et ce, tout en rentrant à la franche nuit noire à Reykjavik.

Dès qu’on a dépassé Mosfellsbaer, la première « agglomération »après Reykjavik, on est à la campagne et les paysages dégagent tout à coup quelque chose de magique, de féérique, de grandiose et d’imposant, difficile à définir, tout cela à la fois, en fait on se rendra compte tout au long de notre périple que la nature est magnifique, calme et silencieuse, mais tout en imposant une toute puissance, qui met parfois mal à l’aise car on prend conscience de notre petitesse. Les Islandais l’ont mieux compris que nous, et font avec cette nature à laquelle, ils s’adaptent au gré des circonstances.

En hiver, point de vert, le décor est noir et blanc, et on a vraiment l’impression de prendre des photos comme avec une pellicule noir et blanc, c’est plutôt déconcertant. En fait, l’impression doit être la même que dans les pays scandinaves ou toutes les régions de montagnes françaises, il y a 2 pays différents en un seul, l’Islande de l’été n’est pas du tout la même que celle de l’hiver.

En attendant, nous sommes en hiver et tout ce blanc a un effet reposant et apaisant sur l’esprit et nous commençons à en goûter les premiers bienfaits.

Ce jour-là, le temps est lumineux et clair, il ne le sera pas tout le temps, et le soleil illuminant la neige, les eaux glacées et les pans de montagne, est un spectacle à lui tout seul, changeant à chaque instant. Le soleil est très rasant en hiver, il ne monte jamais haut et reste constamment à mi-hauteur comme hésitant à se lever ou à se coucher. Début février, il fait vraiment jour à 10h00 et vraiment nuit à 17h30. L’entre jour et nuit, le chien et loup que je n’aime guère, dure ici assez longtemps et en rajoute au caractère étrange de l’endroit. Un paysage magiquement grandiose peut devenir sinistre quelques instants après et la brume peut en rajouter des tonnes. Il y a des moments et des endroits où l’on rêve d’une chaise longue et d’un cocktail et du même endroit, l’instant d’après, on rêve d’être sous sa couette de plumes (incroyables, les couettes islandaises) avec un thé fumant. Une terre toute en contrastes.  


Note: 2/5 - 1 vote(s).






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