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Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
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Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
Note: 4,3/5 - 11 vote(s).



Localisation : Inde
Date du message : 14/03/2012
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 Retour en plaine, en ville et à la réalité du transport aérien

Après quelques jours de campagne et de grand air en altitude, il nous faut redescendre et commencer le long chemin du retour qui nous ramènera à Calcutta, puis à Paris. Mais n'y pensons pas encore, car pour l'instant, nous avons encore 5h de descente en lacets. Je peux dire que les descentes sont pires que les montées. Je m'accroche à mon siège, toujours sans ceinture, et à mes en-cas, imparables en cas de nausées, mais pratiquement épuisés pour ce dernier trajet (gros stress, j'aurais du en prévoir encore plus). Que ceux qui sont malades en voiture/bus se réjouissent, j'ai trouvé le remède à cette terrible fatalité. Je ne l'ai testé sur personne d'autre encore, donc il est encore en phase expérimentale, mais je suis assez fière d'avoir réussi à déjouer ce mal détestable, qui aurait pu me gâcher une partie de mes vacances.

Il faut partir le ventre raisonnablement plein, surtout pas à jeun, contrairement à ce que l'on peut imaginer. Il faut avoir légèrement froid, car les suées seront du coup moins intenses. Il faut laisser une fenêtre un peu ouverte, avec un filet d'air qui vient frapper le visage régulièrement (merci aux Indiens qui ont toujours les fenêtres ouvertes). Il faut rester concentré sur soi-même, sentir ce que l'on ressent, ne pas s'agiter dans tous les sens, ni entamer une discussion de fond sur un sujet important, ne rien faire du tout. Et quand on sent que le coeur se met à chavirer, que la gorge se noue et que la chaleur augmente bizarrement dans cette voiture super fraiche, il faut prendre un en-cas, une bouchée, deux bouchées, lentement, en respirant bien fort entre chaque bouchée. Pour moi, ce qui marche le mieux, c'est le croustillant salé (bretzels, "tucs", pain grillé) ou en 2e choix, le croustillant sucré (gaufrettes aux fruits, mikados). J'ai essayé la brioche, mais c'est mou et gras, donc ça ne marche pas. Et le pop corn, ça marche, mais c'est tellement petit, il faut en reprendre tellement souvent que ça devient stressant, donc pas idéal. Je ne suis pas très bonbons, mais je pense que ça marcherait aussi avec des bonbons qui se croquent, pas des gélifiés, évidemment. Pour vomir, y a pas mieux et pourtant j'adore ça, mais surtout pas en voiture. Bref, au bout de quelques bouchées, les nausées s'éloignent et l'on ressent une sensation de bonheur intense, ben oui, on a vraiment l'impression d'être sorti d'un traquenard, d'avoir échappé à un poursuivant assoiffé de sang, on se sent bien, jusqu'à la prochaine nausée. Je conseille d'alterner les en-cas avec des tic tac à la menthe (à la cerise acérola, ça ne marche pas), car la menthe anesthésie toute la partie ORL qui semble largement en cause dans le mal des transports. Pas de bol, je déteste les bonbons à la menthe, sauf les tic tac, ouf, mais pas trop à la fois, c'est très vite écoeurant.  

Bref, après cet aparté qui me paraissait important, surtout pour expliquer le manque de photos sur les routes, et au bout de la descente, après avoir repassé la frontière entre le Sikkim et le West Bengal, nous arrivons à Siliguri, à 10 km de l'aéroport de Bagdogra. Nous avons choisi de sacrifier une nuit dans notre beau chalet, pour arriver la veille sur place, au cas où il y aurait eu des aléas sur la route et surtout pour ne pas se lever à 4h du matin et enchaîner le vol après les 5h de route. Notre prudence nous oblige donc à passer la nuit à Siliguri, une ville boulevard totalement dépourvue de charme. C'est la porte d'entrée pour Darjeeling entre autres, et les flots de véhicules qui transitent par là, font un vacarme épouvantable, qui résonne entre les deux lignes de bâtiments noirs de pollution et décorés de fils électriques. Après le paradis des cimes, on se croirait descendus en enfer. Calcutta, a côté, c'est un havre de paix ! 

Le Lonely Planet ne recommande pas 10000 adresses, il y en a éventuellement un qui peut nous convenir, et effectivement, après un petit, tout petit tour, notre hôtel fonctionnel avec mobilier tout en plastique, se révélera le mieux de sa catégorie. Le restaurant le plus proche, car on n'a pas envie de se ballader, également conseillé par le Lonely, est une bonne adresse. Le Lonely que l'on n'avait absolument pas suivi à Pelling, car ses choix étaient décevants, est une Bible pour Siliguri. 

Et à 19h, on se rentre et on allume la télévision pour la première fois de tout le séjour et on retrouve à regarder, faute de mieux (et également faute d'une maîtrise parfaite du bengali), le premier épisode de la saga Twilight en anglais et sous-titré en anglais aussi (et tant mieux, sinon, c'est loin d'être évident pour les subtilités), dont on n'avait jusqu'alors que vaguement entendu parler (il parait que le cinquième épisode partie 2 est en train de sortir chez nous). C'est une sombre histoire de vampires et de loups garous dans l'état de Washington, c'est donc une soirée originale et tout à fait surréaliste, pour le coup. La télé couvre en plus la rumeur persistante du dehors qui ne diminuera pratiquement pas, même au fil de la nuit. Les moustiques s'invitent par les fenêtres qui ne ferment pas complètement, nous empêchant de dormir complètement sereinement. Une étape à oublier, donc.

Pour couronner le tout ou comment un voyage peut se transformer subitement en cauchemar, notre vol Kingfisher (il faut se méfier des compagnies aériennes qui portent le nom d'une bière), acheté pas cher contre mon avis, s'affiche annulé à notre arrivée à l'aéroport le lendemain matin. La perspective de repasser une nuit à Siliguri, pour prendre le vol du lendemain pas plus certain que celui-ci, étant totalement exclue, cela nous oblige à racheter un billet avec Jet Airways, ce que nous aurions du faire dès le départ (j'insiste, mais je ne suis guère écoutée).

Deux heures de plus perdues à glander dans l'aéroport, mais en étant (quasi) sûrs (on n'est jamais sûrs de rien) de se retrouver le soir à Calcutta, à notre Fairlawn pré-réservé.  

Comme il n'y a pas de photo sur cette étape (ben non, j'ai même pas sorti l'appareil), quelques animaux de la ferme de Pelling... en souvenir....

 

 

 


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