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Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
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Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
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Localisation : Grèce
Date du message : 21/05/2014
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 Patmos, l ile de Saint-Jean

Après un vol depuis Paris sans histoire et un transfert par le bus X96 désormais rodé, le passage obligatoire par la pâtisserie pour prendre quelques gâteaux pour le bateau, retour à notre taverne des 4 frères, pour un déjeuner tardif pour se remettre au goût grec. La salade du même nom, la brochette d’agneau, le pain pita, la bière Fix, tout y est et tout est toujours très bon.

Il ne faut tout de même pas s’attarder car il y a une sacrée trotte jusqu’au port, avec les valises. Car l’embarquement pour Patmos est à l’autre bout du port, au quai 1, nous qui avons l’habitude du quai 7, en plein cœur de la ville. Le quai 1 est au diable et il ressemble un peu à un port de marchandises abandonné. En plus, le Blue Star 2 n’est pas aussi bien conçu que le Blue Star Paros ou Naxos, car on n’a pas accès à l’extérieur sur les côtés mais uniquement à l’arrière, une seule terrasse et pas très grande.

On lève l’ancre à 19h00 un peu passées, ça va retarder encore un peu plus notre heure de coucher s’il ne rattrape pas en route les 20 minutes perdues. Sortie du Pirée, on longe la côte, c’est drôle, on commence à avoir l’habitude, à mettre nos pas dans nos pas, on n’est pas encore blasés, mais on se sent en terrain familier.

Il faut trouver une table pour s’installer, un peu au soleil, pas trop ventée, loin des télévisions, qui diffusent des séries locales, tout en priant pour qu’il n’y ait pas de fumeur trop près. Et on discute, tout en regardant le soleil décliner lentement, tirant sur les orangés, jusqu’à tomber brutalement dans la mer. Hélios est parti se coucher, c’est Séléné, sa jumelle qui prend le relais. On les connaît mieux sous les noms romains d’Apollon et Artémis. 

Ensuite, le bateau fonce dans la nuit noire.  Et le temps s’étire lentement. On observe tous nos voisins, dont un petit couple de français très très agés, qui semblent restés habillés comme dans les années 50, mais qui ont l’air comme chez eux sur ce bateau. Sûrement la soixantième fois qu’il font cette traversée. Pour aller à Patmos, il y a nettement moins d’arrêts que pour les autres traversées que l’on connaît déjà, aussi il y a moins de distractions. Le temps s’est mis à fraîchir et le vent à battre les lieux plus sévèrement, il nous faut reculer sur plusieurs dizaines de mètres pour trouver une table à l’abri. Seul inconvénient, 2 jeunes grecs derrière nous, passablement éméchés, nous oblige à garder un œil ouvert et attentif, au cas où.

Enfin, à plus de 3h du matin, le port de Skala est en vue, enfin, façon de parler puisqu’il fait nuit. Dès le départ du Pirée, j’avais envoyé un sms à notre logeuse, pour lui dire que nous avions bien embarqué, et que notre arrivée à 2h50 risquait d’être légèrement retardée. La réponse plutôt laconique était que l’on nous attendrait sans problème à l’hôtel, ce qui voulait dire aussi que l’on ne viendrait pas nous chercher au port à cette heure aussi tardive. J’espérais juste que nous ne mettrions pas trop longtemps à trouver la maison dans la nuit.

Comme d’habitude, tout le monde a débarqué en troupeau, sur le quai, se fondant dans la masse toute aussi importante des gens qui attendaient. Embrassades, discussions, les valises passent de main en main, jusqu’aux coffres des voitures, dans un joyeux ballet de phares. D’après le plan satellite que j’avais consulté au préalable, mais pas pu imprimer, notre hôtel se trouvait quelque part dans la nuit devant nous, un peu sur la gauche. On a d’abord pris la rue la plus à gauche, mais trop sinueuse, elle ne ressemblait en rien aux repères que j’avais pris. Il m’en fallait une très droite qui partait à 30 degrés vers la gauche, mais pas plus. En fait, c’était la rue suivante, tellement en face du port que nous ne l’avions pas vue. Elle était parfaitement droite, j’ai su tout de suite que c’était la bonne. Il suffisait de la suivre jusqu’à un coude en épingle à cheveux et ensuite la maison était sur la gauche à quelques centaines de mètres. Effectivement, on est tombé pile sur une pancarte et un chemin pierreux en forte pente. Le temps d’échanger quelques mots et une silhouette se profilait, venant à notre rencontre. C’était un pré-ado joufflu, qui prit d’autorité ma valise, qui ne pouvait pas rouler dans ces pavés. On sut plus tard que Kalderimi voulait dire vieux chemin, et que le dit chemin était l’authentique route de 1522.

Un rapide bonjour (enfin bonne nuit) à une dame pas toute jeune qui nous attend sur la terrasse et le jeune garçon nous emmène à notre chambre au-dessus d’une volée de marche. Le petit déjeuner, dont nous ne savons pas encore qu’il est inclus dans le tarif de la chambre, est servi jusqu’à11h, de quoi nous laisser dormir un peu. Et à cette heure-ci, on ne demande qu’une chose, dormir un peu.

Le lendemain matin, on est réveillés par le grand jour, car on n’a pas pensé à fermer tous les volets, car même si ceux de la chambre sont clos, ceux de la cuisine et de la salle de bains sont grands ouverts et laissent passer une lumière éclatante. Difficile de se rendormir, même s’il est loin d’être 11h. On descend donc à 10h00 sur la terrasse, pour y prendre le petit déjeuner proposé. Comme nous ne le pensions pas inclus, nous avions l’intention pour les prochains jours d’acheter des victuailles au supermarché, comme nous l’avions fait à Venise, du bon fromage, de la bonne charcuterie etc… 

Le petit déjeuner est loin d’être indigent, on nous sert même des œufs au plat, il y a aussi du vrai yaourt grec, 3 sortes de céréales et du gâteau au chocolat, en plus des classiques beurre, confiture, miel. La fille qui sert le petit déjeuner s’appelle Sofia, elle est très sympa, ne parle quasiment pas anglais et essaie de nous parler avec quelques mots d’italien. La communication passe bien, même si le vocabulaire manque. Elle est artiste à Athènes, des œuvres gigantesques, des tableaux abstraits. Comme il est difficile d’en vivre, elle complète par un emploi saisonnier pendant la haute période touristique et elle compte bien parfaire son anglais, pour partir à l’assaut des galeries new yorkaises.

 


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