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Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
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Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
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Localisation : Myanmar (Birmanie)
Date du message : 26/02/2011
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 Le Lac Inlé

Après la traversée de la montagne aride et desséchée sous un soleil de plomb, nous avons eu presque l'impression d'arriver au paradis. A la tombée de la nuit, un contrôle des passeports nous indique que nous sommes arrivés dans la ville la plus importante, Nyaungshwe. On ne voit pas encore le lac, mais l'eau est partout de part et d'autre de la route et on traverse des ponts. Mais nous ne partirons en quête du lac que le lendemain. A cette heure, le plus important est de trouver un lit et un dîner. 

Au bout de deux essais infructueux, nous trouvons le lit, conseillé par notre chauffeur, qui bien sûr, connaît la maison. Très discrètement, il nous a d'abord laissé explorer nos propres pistes, avant de nous proposer son choix, des petits bungalows avec terrasse regardant un jardin central. Nous devrons juste changer de chambre en cours de séjour, car l'hôtel est quasi complet. Nous verrons que Yan loge là aussi, car tout est prévu, il y a des mini bungalows pour les chauffeurs qui ne regardent pas sur le jardin.

Tout au long de notre périple, nous en découvrirons d'ailleurs un peu plus sur cette organisation hiérarchisée bien rodée, étonnante pour un pays censé être très peu ouvert aux touristes indépendants, favorisant les groupes très encadrés. Or, cette infrastructure individuelle est plutôt bien développée. Le peuple birman, avec son peu de moyens et surtout le plus en dehors possible du cadre gouvernemental, essaie de tirer son épingle du jeu et il y arrive, il semblerait, ma foi, plutôt bien.

Le dîner sera un plat de pâtes un peu trop cuit, l'adresse italienne n'est pas spécialement à recommander, nous essaierons donc de trouver mieux.

Après une nuit réparatrice, c'est en quête d'une pirogue avec son chauffeur que nous partons. Yan va pouvoir profiter d'une journée de congés, puisque nous avons l'intention de passer la journée sur le lac, sans utiliser la voiture. Nous nous rendrons compte qu'il profitera de cette journée pour la réviser entièrement, il est donc aussi mécanicien en fait. 

Les propriétaires de l'hôtel ont leur propres bateaux et leurs propres chauffeurs (toute la chaîne est bien maîtrisée) et nous négocions assez peu, en fait, une location à la journée. Nous traversons la petite ville pour rejoindre le petit port en effervescence et encore, nous ne sommes pas (jamais) les plus matinaux. Les pirogues partent quasiment les unes derrière les autres, on nous vend des chapeaux en nous prévenant qu'il fait très chaud sur le lac. Et nous n'avons toujours pas vu ce lac mystérieux, car nous devons déjà naviguer le long d'un canal de 4 km pour l'atteindre. 

Notre première vision du lac fut magnifique comme une vraie carte postale : des vrais pêcheurs, des maisons sur pilotis, des chenaux zigzagant le long de berges incertaines parfois submergées, on ne sait plus où est la limite entre le lac et la terre ferme. Ensuite, il a fallu négocier avec le chauffeur qui voulait nous faire faire toute la tournée des magasins d'artisanats et nous avons du lui expliquer que d'abord, nous voulions visiter des sites archéologiques, ensuite les jardins sur l'eau, les villages vraiment typiques, des monastères et qu'en fin de journée, éventuellement, nous ferions quelques emplettes. Il a quand même eu du mal à comprendre et il a finalement eu un déclic qui nous a sauvés.  

Une fois, les choses mises au point, la suite de la journée fut un vrai rêve et peut-être un de mes moments préférés du voyage. Suspendus entre ciel et eau dans le calme absolu des jardins flottants, et que le chauffeur fait doucement dériver sa pirogue en nous épargnant le bruit du moteur Difficile à décrire, mais je crois que c'est pour moi l'expression du bonheur absolu. Ben oui, quoi, on a bien le droit de rêver d'un potager sur l'eau !!! 

On a aussi traversé à la pirogue des villages habités ou abandonnés, hameaux ou bourgades, à flots ou envasés et c'était très intéressant d'observer ce mode de vie particulier.  

Après cette belle journée dédiée à la contemplation, nous avons dîné dans un boui-boui familial non loin de notre hôtel, qui s'est révélé un peu infâme, tenu par des gens un peu cra-cra, dont un terriblement enrhumé qui s'essuyait le nez dans sa manche, et qui servait les plats, qui frôlaient cette même manche. Nous avons un peu écourté ce repas, restant sur notre faim et nous avons le soir même, arpenté la ville pour dénicher enfin une bonne adresse, chez Mr Cook, où nous goûté entre autres de fameuses pizzas qui se méritaient car on les attendait pendant plus d'une heure. Mais c'est un très bon souvenir. 

 


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