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Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
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Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
Note: 4,3/5 - 11 vote(s).



Localisation : Grèce
Date du message : 08/09/2013
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 Embarquement au Pirée et arrivée à Amorgos

Tout incite au départ dans ce gigantesque port aux bâtiments carrés et utilitaires. Tout de même, en tournant le dos aux quais, on a découvert une sorte de ville en damier adossée à une colline avec des commerces, pas mal de commerces, de très belles boulangeries et la Taverne des 4 Frères. Cela change alors le point de vue sur la ville et apporte quelque chose de plus à ce port où le mouvement est incessant, la chaleur écrasante et les rues pas très propres.

L’embarquement dans le ferry Blue Star Paros est d’une étonnante fluidité, une régularité réglée comme un ballet, orchestré et répété des milliers de fois. Chacun est à son poste, et même les passagers savent tous ce qu’ils ont à faire, les voitures sont englouties par le garage dans un ordre impeccable. Jamais aucune complication ne semble venir perturber cet immuable cérémonial. Pas de stress inutile et on monte des entrailles du bateau (on entre nous aussi par le garage) jusqu’au pont le plus haut pour admirer la vue, car elle est impressionnante. On est à la même hauteur que les immeubles et tout entourés d’eau.

Ensuite, on sent l’imminence du départ, les préparatifs s’activent, les passagers affluent. On a toujours un peu l’impression d’être sur un transatlantique des années 20-30, hormis les vêtements qui ont bien changé, et les sacs à dos / valises à roulettes car les malles et les baluchons ont bel et bien disparus.

Une fumée noire s’échappe des cheminées, le moteur gronde et les vibrations s’amplifient. Le bateau se secoue de sa torpeur, et s’éloigne lentement du quai, puis de plus en plus rapidement, dépasse des congénères stationnés aussi gros que lui, s’oriente vers la sortie du port. Les immeubles, en s’éloignant, deviennent de plus en plus petits, comme des cubes de LEGO.

On finit par quitter le port des yeux, les diriger vers le large, rester fascinés par l’écume projetée sur les côtés. La brise gagne en intensité et se transforme en bourrasques violentes à certains endroits du bateau moins abrités.

Bientôt, le jour déclinera, et tout le monde regardera le disque rougeoyant du soleil descendre plutôt rapidement, et se perdre dans la mer, en laissant derrière une écharpe de nuages rosés à orangés, à laquelle succède un voile bleu gris jusqu’à la nuit noire. Le ferry illumine ses ponts, les gens se rentrent à l’intérieur, ceux qui restent sur le pont rajoutent une épaisseur.

L’arrivée de nuit à Katapola est difficile, le bateau a pris un peu de retard, on se demande comment, il est 3h20 du matin, on est somnolent, les deux dernières heures ont été les plus longues, les gens sont descendus entre-temps surtout à Paros et à Naxos, réduisant les mouvements et les bruits. Le débarquement est aussi rapide que l’embarquement, la porte du garage s’ouvre dès que le bateau touche le quai et presque tout le monde descend, car Katapola est l’avant-dernière escale.

Sur le débarcadère, chacun cherche qui un taxi, qui sa voiture, ou un membre de sa famille, son logeur venu à pied ou sa navette d’hôtel. Notre Michaelis est au rendez-vous organisé par mail depuis 2 semaines, il récupère 2 autres passagers qui vont aussi à Aigiali, le 2e port de l’île, non desservi le dimanche par le bateau.

C’est parti pour une grimpette raide de plusieurs kilomètres avec une file de voitures devant et derrière nous, qui vont se séparer petit à petit pour s’arrêter à Chora, la capitale et les autres  endroits habités de l’île. Nous on continue par un long serpent sinueux de la route par les crêtes, Tout est plongé dans l’obscurité, on ne voit même pas que l’on est sur une île. Michaelis a mis une musique d’ambiance, de la musique grecque à consonance à la fois celtique et orientale. C’est très beau et complètement en accord avec le calme de la nuit et l’absence de décor.

On arrive à Aigiali qu’on traverse sans s’arrêter et on continue très peu de temps jusqu’à un parking au milieu de nulle part. On est arrivés à Levrossos. Poignée de main avec le propriétaire et on descend une volée de hautes marches aux contours peints en blanc et dessinées de motifs floraux ou marins. On se retrouve très vite dans l’appartement qui nous est dédié pour ce qui reste de nuit et nous changerons demain pour un studio dans une petite maison en pierre, plus charmante à notre goût et avec une vue plus panoramique. Il est 4h30 du matin, on ne s’éternise pas, on va se coucher, complètement crevés.

Je jurerais que la nuit a duré juste une minute, il est bientôt midi et il faut libérer la chambre  pour prendre possession de l’autre. Comme on n’a pas déballé nos affaires, le transfert se fait rapidement. Pour rejoindre la maison en pierre, on grimpe un peu sur la colline, mais on a une vue époustouflante sur la baie d’Aigiali. On est en pleine nature. Seules, une ou deux maisons nous entourent. On a un studio mitoyen qui est vide pour le moment. La terrasse est grande et très ensoleillée. On ne voit pas la plage d’ici, mais on entend bien la mer. Je sens que cet endroit va être un petit paradis sur terre. 


Note: 0/5 - 0 vote(s).

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Par bastien

le 23/09/2013 à 08:34:57

Bon voyage Sabine ! :)
Profitez bien, en attendant de nouvelles photos :)
Bizz

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