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Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
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Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
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Localisation : Inde
Date du message : 15/03/2012
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 Dernier jour à Calcutta

Puisqu'il faut bien un dernier jour... Nous l'avons voulu intense ! 7h ininterrompues à se balader en ville ! Du quartier des potiers, à celui des tisserands, jusqu'à parvenir en fin de course, exténués chez le vendeur d'épices...

Une magnifique journée, riche en sensations, en couleurs et en odeurs...  

Petit trajet en taxi pour arriver presque mais pas tout à fait au quartier des potiers (enfin plus exactement sculpteurs d'argile), puisque le chauffeur n'a pas l'air d'avoir envie de nous y déposer. Il a sûrement une course à faire et nous nous contenterons de son geste éloquent "c'est par là"pour nous repérer. En fait, un bon quart d'heure plus tard (à travers des rues très sympathiques de bâtiments 1900), en se fiant au soleil et aux indications très sympathique des passants, nous finissons par croiser une des rues du quartier de KUMARTULI.

Les Kumar sont littéralement des sculpteurs. Ils fabriquent les effigies géantes des divinités qui seront plongées dans les eaux du fleuve lors des fêtes (pujas) de la déesse aux dix bras Durga. Les ateliers travaillent à plein régime d'août à novembre, mais nous avons tout de même vu énormément de réalisations, bien sûr pour la plupart inachevées. Les différents ateliers sont spécialisées soit dans la constitutions des formes de paille, soit dans l'application d'argile, soit dans la peinture des effigies une fois l'argile séchée. 

Chaque atelier est ouvert sur la rue et offre un spectacle permanent et inépuisable. Les formes de statues ébauchées un peu partout, le fatras de matériaux, la poussière et les couleurs, le calme étonnant qui règne dans ces rues-là, loin des boulevards, forment un tableau étrange, une parenthèse où le temps n'a pas la même valeur. On sent que le rythme de travail dépend du temps religieux, qui n'est pas le même que le temps civil, on est à mi-chemin entre des artisans et des artistes. Ce qu'ils font est au dessus d'une simple survie quotidienne, ce n'est pas non plus un "commerce"même s'ils en vivent, au sens classique du terme. C'est particulier et bien compliqué à décrire. En revanche, on saisit mieux l'esprit de corporation qui nous est plus familier, tout ce quartier travaille sur le même thème, dans un même but, tout est certainement organisé et hiérarchisé précisément.


 


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