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Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
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Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
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Localisation : Myanmar (Birmanie)
Date du message : 25/02/2011
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 Départ de Rangoon vers le Lac Inle : Etape à Tangoo

Et les choses sérieuses ont commencé rapidement au sortir de Rangoon, nous nous sommes rendus compte que nous avions largement sous-estimé les distances et les temps de voyages, et que nous avions un chauffeur peu locace, mais qui avait l'air de bien connaître son affaire.

Nous l'avons observé tout au long de ce premier jour de route, déjà long et harassant, alors que nous étions sur une quatre voie tout à fait correcte, et tout (enfin le peu) ce qu'il nous a dit, s'est révélé extrêmement précis et tout à fait exact. Les heures de route, l'heure d'arrivée au 1/4h près, ce que nous allions trouver à l'étape, bref, Yan fut l'acteur principal avec sa vaillante voiture blanche, une Toyota Corolla qui ne payait pas de mine, de la réussite de notre voyage. Et nous l'en remercions encore vivement.

Tangoo, la première étape, où nous sommes arrivés vers 17h15, est située à un croisement de routes et en raison de cela, est traversée en permanence d'énormes semi remorques, d'un nombre incalculable de voitures et d'une nuée permanente de motocyclette. Il est hyper dangereux de longer pendant quelques centaines de mètres, la grand rue et encore plus dangereux, de tenter de la traverser, ce que nous avons tout de même du faire, à grands renforts de signaux lumineux, car le restaurant, une sorte de "resto route", très bon au demeurant, se trouvait de l'autre côté par rapport à notre hôtel.

En revanche, dès que l'on s'éloignait des axes de circulation, comme c'était le cas pour rejoindre notre hôtel à travers un chemin de terre, le calme retombait, enveloppant tout, à peine troublé par le vol vrombissant de multiples insectes, et par le ricanement des lézards, oui ça ressemble à un ricanement, ça peut même faire penser à une mouette.

La chambre tout en bois et à rideaux verts, était certainement tendance dans les années 50, mais plus du tout maintenant. La tête de lit surtout, tout en rectangles aux angles ronds et où on imagine bien un transistor à boutons encastré. On avait aussi l'impression que plusieurs générations de brocanteurs avaient laissé là leurs trop plein de meubles en stock. Une armoire massive, deux commodes, une coiffeuse, un canapé tressé surchargeaient le décor sans être pratiques, c'était assez surréaliste, mais comme disait quelqu'un : "ce n'est pas grave, tant que la douche fonctionne et que l'eau est chaude", ce qui est assez vrai. Ce fut le cas d'ailleurs tout au long de ce voyage, nous avons toujours eu de l'eau chaude, alors que l'électricité manquait pourtant cruellement.

La grande terrasse de la chambre fut un lieu de veillée très agréable, après s'être copieusement aspergé de produit moustique à intervalles réguliers, car sinon, ça aurait été intenable, car face à la rizière, la voracité de ces moustiques invisibles était féroce. Et la moustiquaire pour dormir fut obligatoire.

D'autant que la journée du lendemain promettait d'être encore plus harassante que la première. 9h de route, avec juste une petite pause le midi, à gravir et à redescendre de l'autre côté, une immense montagne par un chemin de pierres vives (ce sont les camions qui se chargent de concasser les pierres) donc non goudronné et tout raviné. Nous nous sommes demandés plus d'une fois si la voiture allait tenir le coup.

Difficile de faire la moindre photo en roulant, difficile de faire des pauses dans les pentes en lacets pour prendre des photos car une circulation incroyable régnait sur cette minuscule route où les semi remorques roulent à tombeau ouvert, nous doublent dans les virages, nous aveuglent de poussière sur plusieurs kilomètres, nous frôlant au centimètre près sans jamais nous embrocher. J'ai tout de même plusieurs fois pensé que si notre périple s'arrêtait là au bord de la route ou dans un ravin, nos familles auraient quand même un mal terrible à ne serait ce que pour nous localiser, dans un pays où les infrastructures routières, sanitaires et les communications sont quasi inexistantes. Ma gorge s'est serrée plusieurs fois dans quelques situations hasardeuses et j'ai, quand même à l'issue de cette étape éprouvante, ressorti de ma valise, le numéro d'Europ Assistance pour le garder tout contre moi pour le reste du voyage, comme une amulette.

Mais la dextérité, la grande prudence et le calme olympien de Yan nous ont préservé du moindre accident et, ce sont finalement ces longs trajets en voiture qui ont contribué aussi à donner une belle dimension à notre voyage, beaucoup plus que ne l'auraient fait des vols intérieurs.      

 

 

 


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