Kikooboo en français ! Kikooboo in english !
  Dans ce carnet
  

Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
    Envoyer un message
Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
Note: 4,3/5 - 11 vote(s).



Localisation : Islande
Date du message : 07/02/2016
Diaporama des photos de ce message
  Imprimer


 D Egilsstadir à Hofn, l Est par les fjords, la suite

C'est à ce moment-là que j'ai vu la lumière la plus magique de tout le voyage. Le soleil se trouvant à ce moment là juste face à l'entrée du fjord et donne des couleurs rosées à l'eau en 'y reflétant. La route longe une plage couverte de neige, sauf une bande noire au bord de l'eau, comme une ourlet de velours aux reflets profonds. On retient son souffle, il faut arrêter la voiture au bord de la route, marcher sans glisser sur le verglas, ne pas aller tout à fait jusqu'à la plage pour ne piétiner la neige pour la photo. Difficile de s'abimer en contemplation car le froid nous rappelle à l'ordre, il n'y a pas beaucoup de vent mais ses morsures sont tout de même redoutables. Il faut battre en retraite au bout d'un moment et remonter le chauffage dans la voiture pour se réchauffer. Tout au long de ce fjord, je trouverai chaque chose magnifique et passer au pied de la pyramide reste un très beau souvenir.

Passant la pointe presque à regrets, nous arrivons à Djupivogur, le plus ancien port des fjords de l'Est, qui date du 16e siècle. Nous lui trouvons beaucoup de charme et dommage que le musée, situé dans un entrepôt en face du port, soit fermé, nous en aurions peut être pu en apprendre un petit peu plus.

 

Après Djupivogur, les fjords s'élargissent et sont bordés de cordons littoraux, la géographie change, même si les montagnes bordent toujours la côte.  

 

Encore une très belle lumière rose sur le joli fjord Hamarsfjördur. Décidément, aujourd'hui est un enchantement pour les yeux, je me sens comme empreinte d'une grande sérénité. mon contentement intérieur est à son maximum, je ne ressens même plus l'inquiétude du nombre de kilomètres qu'il reste à parcourir, j'ai presque envie de rester là. Enfin presque seulement.

Le fjord suivant, Alftafjördur, tout en rondeur, quasiment fermé par son cordon littoral, est tout aussi joli. Et tout à coup, quasiment au sortir du fjord, sur la langue du cordon, à notre gauche, deux créatures étranges à la morphologie du chevreuil, puis un troisième devant eux, marchent en ayant l'air de brouter. Là, il faut sortir prestement les jumelles pour les observer de plus près, car nous sommes déjà loin et  nous ne pouvons pas vraiment faire marche arrière ou demi tour. Ils sont assez loin de la route de toute façons. J'essaye d'ajuster le zoom le plus important de l'appareil photo en espérant ne pas être trop loin. Coup de chance, ils sont de profil.

 

Ensuite, nous n'arrêterons plus d'en voir, par groupes de trois ou quatre, farouches, car ils s'enfuient à notre approche, mais toujours sans cesser de nous observer. En me renseignant sur Internet le soir, je lirai que ce sont des rennes, qui ont été importés de Norvège dans le but de les domestiquer, mais l'échec du projet, les a fait repartir à l'état sauvage et ils se sont bien acclimatés. Ils sont dans le Sud Est l'hiver, et remontent vers le Nord l'été.

Ensuite, les 4 km de côte entre Thvotta et Hvalnes, sont très abrupts et inhospitaliers, le vent souffle en rafales, et s'arrêter prendre une photo, le long de la rambarde de sécurité s'avère très sportif, mais cela en vaut la peine. Puis, un changement brusque de paysage s'opère après le dernier virage, la route ne longe plus un fjord, mais contourne une immense plaine alluviale le delta de la rivière Brekka, grossie par le lac Jokulsa i Loni, signe avant coureur que nous approchons de l'immense glacier Vatnajökull.

 

A partir de là, nous sommes au milieu d'une vaste étendue lunaire d'eau, de glace, et de neige, où les limites du liquide et du solide sont devenues indéfinissables. De temps en temps, un bras de rivière aux eaux sombres arrive à se frayer u chemin tortueux jusqu'à la mer. En arrière plan, les montagnes sont magnifiques, toujours baignées de cette belle lumière si particulière aujourd'hui. Tout de même, le soleil commence à sérieusement décliner et à se faire plus rasant, il faut limiter les nombreuses pauses photos et finir la traversée de cette baie. Là, étonnamment, la route s'éloigne de la côte et se faufile tout droit entre deux montagnes, puis dans un petit tunnel, pour les traverser. Le débouché face à la mer est grandiose, le soleil jette ses derniers feux et les derniers kilomètres sont un vrai festival des couleurs du couchant Nous arrivons à Höfn, notre étape du soir, juste lorsque le soir tombe.

Le temps de s'installer dans notre auberge, un long couloir bordé de grandes chambres lumineuses, et de ressortir diner, il fait nuit noire.  

 

 

 

 

 

 

 

 


Note: 0/5 - 0 vote(s).






[ Diaporama ]


[ Diaporama
dynamique ]


[ Vidéos ]


[ Suivre ce carnet ]


[ Lire les derniers
commentaires ]


[ Le trajet de
Sabine ]