Kikooboo en français ! Kikooboo in english !
  Dans ce carnet
  

Prénom Sabine
Age 34
But du voyage Tourisme
Date de départ 28/01/2008
    Envoyer un message
Durée du séjour 3 semaines
Nationalité France
Description
Un voyage qui sera forcément trop court, qui en appelle d'autres...
Des rêves qui se réalisent, la vie quoi...
Note: 4,3/5 - 11 vote(s).



Localisation : Grèce
Date du message : 03/06/2016
Diaporama des photos de ce message
  Imprimer


 Athènes, inlassablement ...

C'est devenu comme une évidence désormais de passer ce premier week-end de juin à Athènes, d'autant que la pluie tombe depuis trois bonnes semaines à Paris, tant que la Seine est en train de déborder et que le climat social est délétère et que les grèves se multiplient, manquant même de compromettre le départ des avions ce vendredi. Après quelques jours passé dans le stress de l'incertitude, le préavis posé par les contrôleurs aériens est levé la veille même du départ. Je me rends donc à Roissy le cœur plus léger, mais tout de même très en avance pour parer à toute éventualité.

Après un vol Aegean sans histoires, un plat chaud de boulettes de viandes accompagnées de céréales et un léger retard rattrapé en vol, je remets mes pas dans mes pas. Le ticket d'Airport Express est passé à 10 euros et j'attrape celui de 21h30 comme l'an passé. Quarante cinq minutes plus tard, je suis à Monasteraki. Je retrouve mon compagnon de route devant l'église de la place. Cette fois, je fais l'impasse sur les falafels, vu que j'ai mangé dans l'avion et que je suis au régime, mais je me laisserai quand même tenter un baklava de bienvenue, le plus petit possible et une gorgée de rakomelo fabriqué à Amorgos, un merveilleux raki au miel. Mais avant cela belle ballade de nuit sur l'allée piétonne "Apostolou Pavlou" qui démarre au croisement des rues Thessalonikis et Adrianou, à Thesseion Station.

Cette allée piétonne ceinture la colline de l'Acropole jusqu'à rattraper Plaka de l'autre côté. Tout le long de la promenade, nous suivons à notre gauche, les monuments illuminés de l'Acropole avec un angle différent au fur et à mesure que nous avançons. La nuit est sombre, l'allée piétonne n'est pas trop fortement éclairée, les vendeurs de rue ne sont pas gênants et la vue est magnifique. la balade est donc fort agréable, elle permet de se dégourdir les jambes après le vol et de repérer le nouveau musée de l'Acropole prévu pour le dimanche. Ce musée tout neuf, inauguré depuis à peine trois ans, remplace celui tout petit et très ancien qui était sur l'Acropole même, à côté du Parthénon. spécialement dédié à l'histoire de l'Acropole. Nous repérons aussi une expo sur l'Or des Scythes qui parait intéressante et dont les pièces viennent du musée de l'Hermitage de St Petersbourg. Tout en affinant le programme du week end, nous terminons notre boucle devant la jolie Tour des Vents, dont on ne se lasse vraiment pas. Petite photo, toujours la même, de la Tour illuminée au premier plan et de l'Acropole en toile de fond. Rien n'a bougé, tout est à sa place. Je me souhaite un magnifique mini séjour à Athènes (un jour de plus que l'an passé). 

Le lendemain, après une grasse matinée réparatrice de la fatigue accumulée les dernières semaines de travail intensif (eh oui, c'est la saison) et en outre absolument nécessaire pour se mettre au rythme grec, nous flânons avec un plaisir sans cesse renouvelé, dans les petites rues aux noms évocateurs comme Perikleous, Praxitelous, Sofokleus, pour rejoindre la trépidante Athinas Street, la traverser entre les voitures au péril de notre vie et entrer dans Euripidou Street pour rejoindre notre taverne désormais favorite, au numéro 3 de la rue Sokratus. La table de l'embrasure de la porte fenêtre nous attend, ainsi qu'une belle surprise : un arrivage de sardines fraîches du marché. Une douzaine de petites sardines, juste salées, poivrées, herbées et simplement grillées. Magnifique. Et la sacro-sainte salade grecque nous met définitivement dans l'ambiance.

Ensuite, nous allons prendre notre café grec, dans un vieux troquet poussiéreux découvert par hasard. Installé dans un couloir d'immeuble dans la rue Agios Dimitriou, ce bistrot improbable tenu par un couple de sexagénaires, n'accueille que des habitués à la moyenne d'âge assez élevée, chaque après-midi. Les plus "jeunes" sont des musiciens qui, au fur et à mesure des bières ou du vin ingurgités, s'échauffent et sortent les guitares traditionnelles à fond bondé, et se mettent à jouer des airs traditionnels. Peu ou pas toujours de femmes dans l'assistance, mais tous les hommes chantent, et lorsque les musiciens entonnent un air que tout le monde connait, tous les chanteurs entonnent les paroles en un chœur puissant et émouvant. Les morceaux s'enchainent et de morceaux en morceaux, le "concert" dure plus de 2h. Deux cafés grecs et une bière plus tard, nous repartons, la tête pleine de sonorités locales, l'esprit détendu et le corps reposé. Cette parenthèse est un bienfait anti surmenage.

Il est encore temps d'aller à la pâtisserie découverte l'an passé pour se ravitailler en fruits confits et pâte d'amande. Je fais l'impasse sur les loukoums pour me donner l'impression d'être raisonnable, et sur les fruits secs par manque de place. Mais le plaisir des yeux est aussi important que celui d'acheter. Nous repartons vers l'hôtel bien chargés, en faisant un crochet par une autre pâtisserie repérée sur Athinas Street avant le déjeuner pour prendre des gâteaux à la figue pour le dessert du soir pour remplacer "raisonnablement" les baklavas. Nous nous accordons une pause sur la terrasse de la chambre (terrasse demandée expressément dès février, car l'an passé, nous ne l'avions pas eue) pour goûter aux derniers rayons du soleil, avant de repartir dîner de sardines grillées réservées ce midi pour le soir. La vie est douce à Athènes, mais le temps, lui, y est aussi inexorable qu'ailleurs.  

La fête du samedi soir bat son plein et le bruit de musique de boite de nuit qui sort de chaque bar ouvert sur la rue est assourdissant. Nous nous en échappons un peu en refaisant notre tour digestif au pied de l'Acropole, avant de rentrer à l'hôtel déguster une gorgée de rakomelo avec un gâteau à la figue.

 

 

 

 


Note: 5/5 - 1 vote(s).






[ Diaporama ]


[ Diaporama
dynamique ]


[ Vidéos ]


[ Suivre ce carnet ]


[ Lire les derniers
commentaires ]


[ Le trajet de
Sabine ]